[Revue de presse] Uniquement les articles sur GS

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plouf
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Message par plouf » ven. 27 avr. 2018 17:50

Stucki: «Genève-Servette avait cessé de fonctionner»

Le nouveau directeur général connaît la maison. Il dit pourquoi il est de retour, ce qu’il a trouvé et évoque la stratégie à venir.

Daniel Visentini

Il faut d’abord imaginer Christophe Stucki l’œil noir, il y a quelques mois seulement. Quand Genève-Servette était au seuil de rupture, au pire de son enlisement, l’homme en retrait depuis 2016 mesurait sans doute mieux que d’autres le désastre. Ces années passées à la direction depuis 2011, à construire un modèle viable, tout n’était plus que naufrage. C’est cet homme-là que l’on retrouve aujourd’hui, le regard brillant cette fois, heureux de reprendre ses fonctions de directeur général, après le sauvetage in extremis par la Fondation 1890.

Au lendemain de la tourmente, il met déjà les bouchées doubles. Le champ sportif, c’est Chris McSorley, entraîneur-manager, qui est d’ailleurs actuellement de l’autre côté de l’Atlantique pour rattraper le temps perdu. La gestion du club, du budget, son fonctionnement au quotidien en collaboration avec le technicien ontarien, c’est le domaine de Christophe Stucki. Le duo du passé, qui fonctionnait bien, est reconstitué.

Pas d’hésitation

C’est lors d’un déplacement en car organisé par un ex-partenaire du GSHC que le retour du dirigeant s’est formalisé.

«On montait à Berne, pour l’acte I de la série, raconte le nouvel/ancien directeur. Didier Fischer (Ndlr: président de la Fondation 1890) était aussi dans le car, il m’a approché. On se connaissait déjà. Il m’a demandé si j’avais cinq minutes à lui accorder. En fait, nous avons parlé durant tout le trajet. Et à la fin, il m’a dit: «Tu rentres à la maison.» Les parties plus formelles se sont finalisées ensuite. Moi, j’étais libre, je venais de terminer un mandat dans une banque privée, tout s’est fait naturellement. Le timing était «rolexien». Je n’ai pas hésité.»

Le retour au bercail

Revenir, c’est retrouver des sensations, des collaborateurs. Mais c’est aussi repartir de zéro, surtout après les tempêtes traversées cette saison par Genève-Servette. Qu’a vu le directeur général en poussant la porte de ses anciens bureaux?

«D’abord, j’ai retrouvé une famille, lance-t-il. Des gens que j’avais pour la plupart engagés, à l’époque. La première journée a été consacrée aux retrouvailles. Mais dès le lendemain, il était question de faire un état des lieux, même si la situation du club avait été auditée par un cabinet privé. Ce que j’ai vu? Des personnes très compétents qui étaient dans un marasme incroyable. Ce que je pouvais comprendre. Quand tu es à trente secondes d’un tsunami, qu’il te fait face, tu t’agrippes à la table. En réalité, Genève-Servette était une entreprise qui avait cessé de fonctionner.»

Relancer la machine

Christophe Stucki est justement là pour relancer la machine. Il est entré en fonction officiellement le 9 avril. Depuis, il travaille d’arrache-pied pour remettre le club sur les bons rails.

«J’ai une bonne idée de ce que je veux faire pour relancer le club, assure-t-il. Mais il ne faut pas le cacher: nous allons au-devant d’une année de transition. À la fois sportivement, où nous avons pris du retard sur les transferts, mais aussi sur le plan de l’activité même du club, avec une érosion des sources de revenus qui s’est installée consécutivement aux problèmes rencontrés. Rétablir l’ordre, la confiance des partenaires, reconquérir le cœur des spectateurs, cela ne se fera pas du jour au lendemain. Il faudra une saison et beaucoup d’énergie.»

Pas de grenade dégoupillée

La relation entre le nouveau conseil d’administration de la SA du Genève-Servette HC et la Fondation 1890, qui détient les actions depuis le sauvetage, est claire: l’objectif fixé conjointement est de retrouver les chiffres noirs, en s’appuyant sur l’académie et la formation de nouveaux talents genevois.

«Je n’ai pas découvert de mauvaise surprise dans les comptes ni de grenade dégoupillée, précise Stucki. Le club doit être totalement assaini au 30 avril. Mais il y a des engagements qui ont été pris et auxquels nous devons, avec le conseil d’administration, faire face. La Fondation 1890 a aidé à ce nettoyage de printemps en épurant les finances (Ndlr: un trou de 7 millions avait été creusé) et en garantissant un déficit de budget sur la saison à venir. Au-delà, le GSHC doit retrouver son «business model» d’avant. Il doit être capable de vivre de ses propres revenus. C’était le cas entre 2012 et 2016. Cela dépend toujours du parcours en play-off, mais nous avons pu générer par le passé des bénéfices qui avoisinaient le 1,5 million, voire plus en certaines occasions.»

Un patron de retour à la bande, un autre en coulisses: Genève-Servette veut repartir du bon pied. Sans avoir de blanc-seing de la part de la Fondation 1890 et sa bienfaitrice, la Fondation Hans Wilsdorf, mais avec le sérieux d’un soutien qui évitera le pire en demandant le meilleur. Tout un programme pour Chris McSorley et Christophe Stucki.

Et la nouvelle patinoire?
Christophe Stucki a d’emblée rappelé les priorités: commencer par redonner de l’oxygène au Genève-Servette HC, sécuriser la situation, relancer le club. Logique. Mais le dossier de la nouvelle patinoire du Trèfle-Blanc demeure étroitement lié aux Aigles. «L’avenir du club ne peut s’envisager sans une nouvelle patinoire, martèle le directeur général. Nous serons peut-être les derniers de la ligue à jouir d’une nouvelle enceinte, mais c’est une nécessité.» Tout cela renvoie au projet du Trèfle-Blanc, donc, porté par les ex-dirigeants du GSHC. On parle principalement de Peter Gall, mais sans doute de Mike Gillis, voire encore de Hugh Quennec. «Les contacts sont bons, lance Christophe Stucki. Le passé est le passé, il y a une volonté d’aller de l’avant, les représentants des investisseurs ont bien compris qu’une patinoire sans la présence pérenne de son locataire, Genève-Servette, cela n’aurait pas de sens.» Ici, les intérêts des uns ne sont pas les mêmes que ceux des autres. La société de développement TBRE Trifolium Capital SA de la nouvelle enceinte (le fameux projet de plus de 300 millions à fonds privés et avec un volet immobilier pour générer des revenus) devrait verser un certain montant, annuellement, au club pour l’entretien et l’amortissement du complexe, voire plus. C’est là que les intérêts divergent. «Les échanges n’ont pas encore commencé, dit Stucki. Mais nous avons envoyé des demandes de clarification quant au projet. Le temps presse, mais il y a une volonté de toutes les parties d’aller de l’avant.» On peut le comprendre. Entre une enceinte neuve de 10 000 places pour le hockey, fonctionnelle, et les Vernets, il y a une grande différence, qui se chiffre: cela représente un revenu augmenté de 25% pour le GSHC selon les prévisions. D.V.

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Message par plouf » mer. 2 mai 2018 09:56

Renforts, partenariats, stratégie: les plans de Chris McSorley

De retour d’outre-Atlantique, le boss met les bouchées doubles, avant de filer à Sierre. Ge/Servette rattrape le temps perdu.

Daniel Visentini

Au salon, la pendule d’argent ne ronronne pas, elle ne dit ni oui ni non. Mais elle attend. Et elle s’affole. Le temps presse, et si pour les vieux de Jacques Brel, les gestes ont trop de rides, Genève-Servette, lui, est en plein lifting. À l’heure où tous les clubs finalisent les approches déjà anticipées en décembre et en janvier, le club grenat est en retard sur le programme: concentré sur sa survie, il était absent du marché hivernal.

Chris McSorley a entamé une course contre la montre et, avec toute l’énergie rognée pendant près de deux ans, il se multiplie tous azimuts pour corriger le tir. On sait les départs de Loeffel, Da Costa, Riat, Traber, Spaling. La semaine passée, il était en Amérique du Nord, pour traquer de bonnes pistes, pour rencontrer des gens et des joueurs. De retour dimanche soir, il avait ensuite rendez-vous aux Vernets, mardi, avec un renfort suisse potentiel et l’après-midi même, il roulait en direction de Sierre, club avec lequel une collaboration sérieuse pourrait rapidement s’installer.

Le voyage outre-Atlantique

Chris McSorley a-t-il ramené du concret de son voyage en Amérique du Nord, la semaine passée? «J’ai pu me focaliser sur ce que nous cherchons, assure l’entraîneur-manager. Ce qui est déterminant pour un joueur, c’est son talent, son patinage et son gabarit. Il y a aussi plein de choses qu’on ne voit pas sur une feuille de match. Pour savoir si un possible renfort étranger peut convenir à Genève-Servette, il faut réunir une somme de détails. Sur son comportement, ses aptitudes, sa manière d’être dans un contingent. Tout ce qu’on ne te dira ni au téléphone ni par e-mail, mais qu’en face de la personne, on te confie. J’ai rencontré des anciens coéquipiers, des coaches, des scouts, de deux joueurs que je vise. Deux joueurs clés. Des attaquants.»

Sans doute deux ailiers, polyvalents, capables de jouer centre également. Et quid de Josh Jooris, étranger à licence suisse, que McSorley suit depuis un moment déjà? «J’ai pu le voir, souffle le coach. Sa priorité est de trouver une place en NHL. Après, si cela ne se fait pas, c’est un jeu de séduction, parce qu’il y a plusieurs clubs intéressés. Je ne suis ni optimiste ni pessimiste. Disons que Ge/Servette a ses chances.»

D’autres renforts en Suisse?

Le boss des Vernets est bien sûr aussi présent sur le marché suisse, même si les Aigles ont un train de retard sur les autres. À l’heure actuelle, seul Mike Völlmin est arrivé (un joueur de Langenthal, LNB). Genève-Servette a besoin d’autres apports, de gros calibres si possible. Mais force est de reconnaître qu’avec le retard pris et un budget revu à la baisse par rapport aux 18 millions de la saison passée, McSorley va devoir se montrer très persuasif et ingénieux. «Tous les managers visent les étoiles et, parfois, ils sont satisfaits avec la lune, sourit-il. J’ai confiance dans les joueurs qui sont là, mais je suis des pistes. J’ai rencontré un candidat suisse ce mardi. Il faut voir. Comme pour l’Amérique du Nord, il peut exister de belles opportunités.»

Il y en a une en tout cas qui est toute prête: Tim Kast. Entre l’ex-Aigle de Zoug et le GSHC, le retour au bercail semblait chose entendue il y a trois semaines. Depuis? Rien n’a bougé. Attention à ne pas chasser trop de lièvres à la fois pour finalement se retrouver bredouille…

Richard à Rappi? « Fake News »

Le cas Cody Almond – partira, partira pas? – est encore en suspens. Mais une rumeur a circulé quant à un possible retour de Tanner Richard à Rapperswil, son club formateur. Réponse nette de McSorley: «C’est comme pour certaines déclarations de Donald Trump: fake news!» L’Ontarien ne laissera pas filer son meilleur marqueur.

Le partenariat avec Sierre

Mardi, Chris McSorley était aussi à Sierre. Le rapprochement entre les Aigles et le club valaisan se dessine de plus en plus. «Nous sommes proches de plusieurs partenaires, comme aussi La Chaux-de-Fonds ou Ajoie, rappelle-t-il. Et de Sierre également, où il y a une philosophie de travail avec les jeunes qui est très intéressante. Je parle avec des gens du comité, en toute indépendance: Ge/Servette ne s’implique pas financièrement ou en prenant des actions.» Non, mais si Sierre pouvait, bien conseillé, fêter rapidement une promotion en LNB, cela arrangerait bien le GSHC dans l’idée d’un partenariat encore plus affirmé.


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