Goran McKim a écrit :
On ne pourra de toute manière jamais prouver que certaines équipes jouent le coup à moitié, sauf si elles laissent au repos la moitié de l'effectif. Mais quoiqu'il en soit, c'est terriblement arrogant de penser que parce que certaines équipes dominent en Suisse, elles devraient mettre des roustes à toutes les équipes de championnats dits inférieurs.
Brett Regali a écrit :
Encore une fois, non seulement tu assumes que Zurich joue en dilettante (ce que je trouve un peu présomptueux) mais aussi que les adversaires sont eux à fond. Qui nous dit que Gap n'était pas en mode préparation? Comment affirmer que Trinec était plus impliqué que Berne l'an passé?
Et quand bien même ce serait le cas, je trouverais vraiment désolant qu'on se permette d'être aussi arrogant alors qu'on a pas prouvé grand chose au niveau international...
Ce que j'assume, c'est qu'il n'est pas logique que des clubs dominent leur championnat, mais qu'ils ne soient pas capable de planter la deuxième en Europe (ce qui n'est pas le cas des autres championnats, qu'ils soient nordiques, allemand, tchèques ou autrichiens). Je ne crois pas que les Suisses en général doivent mettre des roustes à leur adversaires français, autrichiens ou norvégiens, mais il n'est pas très logique de voir une équipe supposément d'un niveau égal (ici Genève et Zurich) ne pas réussir des performances équivalentes (ici contre des clubs de Ligue Magnus).
D'ailleurs, est-il rationnel qu'on ait retrouvé comme clubs qualifiés en 1/8 l'année dernière Genève (qui figure dans le milieu du classement) et Fribourg (qui était sous la barre et qui avait plus de joueurs blessés que valides), alors que Berne (qui devait pas être loin du trio de tête) finissait lamentablement dernier de son groupe? Non, ça ne l'est pas. Surtout que dans les autres championnats, les équipes dans la situation de Berne se qualifiaient.
Donc on est en droit de penser, de manière rationnelle, qu'à Berne, la Champions Hockey League, on s'en tamponne le coquillard avec une batte en bambou. Pourquoi, je ne sais pas. C'est juste un constat que je fais.
Goran McKim a écrit :
Donc les clubs suisses ne seraient attirés que par le pognon qu'il y a à la clé ? Classe. Et je pense que Zurich n'était pas au courant des faibles sommes en jeu lors de ses réunions avec les autres clubs pour créer cette compétition ?
Sur le plan financier, je peux penser que les clubs fondateurs, en tant qu'actionnaires de la société organisatrice, ont fait d'autres calculs que de savoir combien on reçoit en tant que vainqueur. C'est à mon avis dans ce statut d'actionnaire qu'il faut rechercher l'intérêt de clubs comme Berne ou Zurich, qui ne semblent pas prendre la compétition le plus sérieusement possible, à créer la Ligue des champions.
J'ose imaginer que les clubs fondateurs ont reçu d'autres garanties qu'une simple prime en cas de victoire. Sinon, c'est un non-sens complet d'un point de vue économique, parce je ne crois pas que les clubs ont payé pour relancer cette compétition simplement pour l'honneur de le faire ou parce que c'est sympa de voyager en Europe. Business is business. Et le hockey est un business, on nous le répète à longueur de saison.
Goran McKim a écrit :
Par contre chez les autres, ça se nivelle forcément par le bas ? Ce n'est pas parce que le championnat de Suisse progresse et se resserre que les autres nous regardent faire sans broncher. La Ligne Magnus progresse d'année en année par exemple. Ce n'est certes pas l'équivalent de la LNA, mais l'écart tend à diminuer singulièrement. Donc tu peux pas te permettre de penser qu'il suffit de jouer 3 minutes pour gagner un match (on a vu le premier tiers à Briançon, avant de commencer à jouer...)
Je n'ai jamais écrit que les autres championnats régressaient. J'entendais juste par là qu'il y avait de moins en moins d'écart entre les meilleurs clubs de LNA et les moins bons (ce qui rend encore plus inexplicable la différence de résultats entre les clubs suisses en Europe…)
Par ailleurs, la France est en train de faire la même mue qui a été faite il y a une dizaine d'années en Suisse, ce qui est une excellente chose pour le hockey tricolore.
Il faut aussi dire que la motivation des Français a parfois parfois été décuplée lorsqu'ils jouaient contre la Suisse (qui arrivait avec un excès de confiance).